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Un souci technique?
Noburnout Lab
Rue des Bosquets 33
1800 Vevey
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Lancez-vous un défi collectif: chacun.e observe et compte, tout au long de la journée, le nombre de gestes de décharge de stress qu’il ou elle réalise, aussi bien au travail que dans la vie personnelle. Qui en a fait le plus grand nombre?
Partagez ensuite vos observations pour prendre conscience de vos bonnes et mauvaises habitudes et encourager la pratique au quotidien.
La décharge du stress ne consiste pas à « supprimer » la tension, mais à apprendre à la reconnaître, l’accueillir et la libérer de façon adaptée. Voici les étapes essentielles.
Commence par repérer ce qui déclenche ta charge de stress.
Il peut s’agir d’une situation (pression au travail, conflit, imprévu), d’une pensée récurrente, d’une émotion, ou même d’une accumulation de fatigue.
Pose-toi simplement la question :
👉 « Qu’est-ce qui me met en tension ? À quel moment la charge apparaît-elle ? »
Plus tu identifies tôt les déclencheurs, plus il est facile d’agir avant que le stress ne s’installe durablement.
Plutôt que de rester dans l’analyse mentale, ramène ton attention vers le corps.
Observe où la charge se manifeste physiquement :
• ton amplitude respiratoire est restreinte dans un trop-plein d’air ;
• tes mâchoires sont serrées et une crispation peut s’installer au niveau de la gorge ;
• tes épaules sont relevées et ta nuque est tendue ;
• des tensions apparaissent dans ton ventre et au niveau du plexus solaire
• une sorte d’anesthésie des sensations physiques peut s’installer.
N’essaie pas de corriger ou de relâcher tout de suite. Le simple fait de prendre conscience des tensions est déjà une première forme de régulation.
Interroge-toi honnêtement :
👉 « Comment est-ce que je me défoule habituellement ? »
Certaines décharges sont utiles (bouger, respirer, parler), d’autres soulagent sur le moment mais entretiennent la charge à long terme (se crisper, ruminer, s’isoler, manger ou scroller compulsivement).
L’objectif n’est pas de juger, mais de comprendre tes automatismes pour pouvoir ensuite faire des choix plus conscients.
La décharge du stress est une compétence qui s’exerce.
Il s’agit d’intégrer des moyens simples et réguliers pour libérer les tensions au quotidien:
· respiration consciente,
· mouvements du corps,
· étirements, secousses, marche,
· sons, voix, soupirs,
· pauses de recentrage.
Plus tu pratiques ces outils quand la charge est modérée, plus ils deviennent efficaces quand le stress est plus intense.
👉 Teste les pratiques suggérées dans le jeu de cartes afin d’identifier tes meilleures stratégies pour décharger régulièrement au travail et dans ta vie privée.
Je croyais qu’il fallait des moments parfaits, du temps libre ou des conditions idéales pour relâcher la pression. Et puis j’ai compris que le quotidien est un terrain de pratique.
J’ai amorcé des petits changements suite à un cours sur la décharge de stress, j’avais trouvé cela intéressant et les exercices psychocorporels m’avaient fait du bien. Le lendemain, lundi de retour au travail, mon stylo est tombé par terre. Au lieu de me pencher machinalement, j’ai pris ce geste comme une invitation. J’en ai profité pour étirer mon bras, mon dos, ma nuque. J’ai ouvert la bouche, expiré discrètement mais profondément. J’ai senti quelque chose se relâcher à l’intérieur. Un instant de sensation agréable.
À la pause de midi, j’ai pris les escaliers. Pas pour faire un effort physique, mais pour me libérer la tête. J’étais seul dans la cage d’escaliers, j’ai légèrement secoué mes mains, mes bras, mes épaules, ma tête, mes articulations, tout mon corps. J’ai respiré bouche ouverte, sans retenue. Je me suis imaginé comme un chien sortant de l’eau, se débarrassant de tout ce qui pèse et s’accumule. Les tensions, l’agressivité latente, la lourdeur… tout pouvait partir, simplement en osant me secouer davantage.
Peu à peu, j’ai identifié chaque petit geste du quotidien autrement. Je m’autorise à exagérer un « aïe » dans la rue, à rire de moi, à bâiller généreusement sans me retenir, à soupirer. Je chante dans la voiture, je monte les escaliers quatre à quatre, je joue à quatre pattes avec mes enfants en faisant des cris d’animaux… Je parle parfois « italien » avec une gestuelle exagérée, je fais de l’auto-dérision, je me rappelle de relâcher mes mâchoires quand je fais du sport. Je n’ai plus envie de “serrer les dents” pour tenir le coup.
Je réalise que le corps sait. Il n’attend qu’une chose: qu’on lui donne la permission.
La décharge de stress n’est pas un luxe, c’est un besoin vital. Et elle peut se vivre partout, tout le temps, dans la simplicité la plus totale.
Je ne cherche plus à tenir toute la journée en « apnée ».
Je choisis de me libérer au fur et à mesure par petites touches…
(Raphaël, un participant de cours de prévention Noburnout)
Il n’existe pas un seul chemin.
Au contraire, si tu vas en profondeur et que tu réalises vraiment, tu découvriras qu’il existe autant de chemins que de voyageurs. Car chacun doit avancer depuis l’endroit précis où il se trouve déjà. Tu ne peux pas emprunter un chemin tout fait. En réalité, c’est ton mouvement qui crée ton chemin.
Un oiseau vole dans le ciel : il ne laisse aucune trace derrière lui. Le ciel reste vide. L’oiseau est passé, aucune empreinte ne demeure. Aucun autre oiseau ne peut suivre ses traces, car le ciel est toujours intact.
La conscience est comme le ciel, pas comme la terre. Un sage avance… Tu peux observer son mouvement, admirer ce qu’il a réalisé. Mais dès qu’il passe, le chemin disparaît.
Tu ne peux pas suivre ses traces comme un être sans vie. Tu ne peux pas imiter.
Tu dois trouver ton propre chemin.
Osho
Nous pouvons nous imaginer comme une marmite posée sur le feu. La journée l’attise sans cesse. La pression monte, invisible, jusqu’à ce que la soupape laisse échapper un souffle. Sans cette ouverture, tout se tend, se contracte, menace de rompre.
Créer des soupapes de sécurité, c’est reconnaître humblement qu’une certaine charge nous traverse chaque jour. C’est admettre que le travail, les responsabilités, les attentes déposent en nous une tension qui ne disparaît pas d’elle-même. Ce qui n’est pas exprimé s’accumule. Ce qui n’est pas senti s’alourdit. Porter attention au corps devient alors un acte de vérité : il enregistre fidèlement ce que l’esprit voudrait parfois ignorer.
Mais il existe de faux repos. Des pauses qui n’en sont pas. Certaines distractions donnent l’illusion d’un relâchement alors qu’elles prolongent subtilement la crispation. Faire défiler des images, par exemple, immobilise le corps tout en livrant l’esprit à un courant continu d’émotions et de comparaisons. Rien ne se dépose vraiment. Rien ne s’apaise. Parfois même, la pression intérieure augmente, silencieuse.
La fatigue née de la tension demande autre chose qu’un divertissement. Elle appelle une issue réelle, physique. Ouvrir la soupape. Exprimer. Faire sortir. Laisser le souffle se transformer en mouvement, en parole, en larmes peut-être. Permettre au corps d’évacuer ce qu’il a retenu, sans violence, sans excès, mais avec régularité.
Là où la tension se libère, un espace apparaît. L’énergie circule de nouveau, les émotions retrouvent leur mouvement naturel. Une disponibilité intérieure s’installe, douce et vaste. Non pas une excitation, mais une présence sincère, plus libre. Comme si, en laissant échapper les tensions, nous retrouvions enfin la clarté de l’air.
Tu peux vivre plusieurs jours sans manger, et même en tirer des bénéfices si tu sais jeûner. Tu peux rester plusieurs heures sans boire, sans avantage réel. Mais tu ne peux pas vivre plus de trois minutes sans respirer.
L’air est ton aliment le plus essentiel, présent jour et nuit, du premier souffle au dernier.
Si tu as parfois l’impression de manquer d’air, ce n’est pas par manque d’oxygène, mais parce que ta respiration naturelle est entravée par de mauvaises habitudes. La vie fonctionne comme une combustion: sans air, le feu s’éteint, même avec beaucoup de bois. De la même manière, ton corps a besoin de respirer pour entretenir son énergie vitale.
Quand tu réapprends à respirer correctement, le sang circule mieux et nettoie le corps des déchets responsables de la fatigue. La respiration agit alors comme le volant d’une grande machine: elle reçoit, régule et transmet l’énergie à tout le corps. Elle permet aussi de faire circuler les émotions accumulées.
La respiration est un mouvement rythmique en trois temps.
⚠️ Ne force jamais l’inspiration: les exercices commencent toujours par l’expiration.
1. L’expiration est la porte de sortie. Elle permet d’éliminer et de décharger les tensions physiques, émotionnelles et énergétiques.
2. L’attente est un temps de pause naturelle pendant lequel le corps termine d’utiliser l’oxygène disponible.
3. L’inspiration arrive d’elle-même, par réflexe, lorsque le besoin d’air se fait sentir. Elle doit être vécue comme un soulagement, proche d’un profond soupir.
Plus ton expiration est complète, plus l’inspiration suivante sera ample, naturelle et nourrissante.
La base de toute décharge de tensions est l’expiration. Deux autres clés contribuent à lâcher: le mouvement du corps et la libération de la voix.